Journal d'un voyage de 4 semaines dans le southwest USA

Mardi 5 août 2008

Réveil 7h00.

Direction Venice Beach. Nous y avons rendez-vous avec Benoît, un ami d'enfance d'Emilie, chef cuisto qui s'est fait embaucher à Los Angeles depuis le mois de Janvier. Il fait beau, est-il utile de préciser ? Benoît nous dira ne pas avoir vu la pluie depuis 6 mois. "Ca lui manque".

Nous trouvons facilement. On se gare sur un parking payant (8$) au bord de la plage. Le parking est pour l'instant désert, mais on trouve déjà des trucks imposants.

Il y a une immense jetée sur pilotis sur laquelle se retrouvent les pécheurs. On peut aussi y observer les surfers.

Retour sur la terre ferme. Il est encore tôt. Venice sommeille.

Mais rapidement cela devient vivant, coloré, puis très peuplé. Beaucoup d'échoppes, de bouibouis car beaucoup de touristes... Beaucoup de homeless aussi, qui sont là pour vendre quelques colliers, peintures improbables, ou tout simplement faire la manche.

Beaucoup d'hélicoptères, et bien sur quelques gars bien tankés. C'est quand même ici qu'a commencé Arnold Swarzenegger. Il y a une salle de muscu à ciel ouvert sur la promenade, idéal pour entretenir son corps sans trop de discrétion.

Il y a des terrains de jeu, des playgrounds de baskets...

Finalement nous retrouvons Benoît. Il connaît bien l'endroit, il vient faire du bodyboard presque tous les matins.

Nous croisons bien sur l'indispensable camion de pompier. Les camions de pompiers américains sont de véritables bijoux de design. Je ne m'en lasse pas.

A Venice, on n'est pas là pour faire de la littérature.

Il parait que le soir l'ambiance s'assombrit mais de cette matinée, je n'ai ressenti que de la douceur de vivre, et des sourires. Des familles batifolent sur la plage.

Nous fouillons un peu dans les ruelles. Des maisons, toujours très colorées, toujours très fleuries. Un mélange de design 70's un peu baré, de concepts d'architectes...

Les voitures attendent sagement dans leurs garages.

ou pas.

Nous avons repris la voiture, puis longé la mer jusqu'à SANTA MONICA. C'est incroyablement calme, propre, paisible. Quelques personnes bronzent sur les pelouses de la promenade.

Il fait chaud, très, TRÈS chaud. Presque trop, nous devons vite revenir dans la voiture... un peu tard, on a pris de gros coups de soleil. Retour hôtel.

C'est déjà la fin d'après-midi, il est temps de trouver le "HOLLYWOOD SIGN", je veux le photographier de près pour le mettre dans ma collection de TYPO. Je pensais qu'on allait trouver ces lettres facilement, il n'en fut rien, même si elles sont visibles, elles restent furtives, et cachent bien leur jeu.

Le jour déclinait, une heure que nous cherchions sans succès, puis on les a enfin repérées. Elle se trouvent sur une colline aux petites rues très sinueuses, que cachent de très belles propriétés. Mais à trop vouloir se rapprocher... on fini par ne plus les voir ! Nous rebroussons chemin, et trouvons enfin un endroit stratégique, mais trop éloigné pour mon modeste 28-105 mm !

Je les prend donc en photo, un peu dépité par le résultat, nous nous amusons à nous prendre devant, en prenant soin d'être flou sur la photo.

Là est arrivé un miracle :

Ce gros téléobjectif dont je n'ai que faire d'habitude trouverait maintenant toute sa valeur. Et voilà que surgit d'une voiture un photographe équipé d'un superbe 200 mm monté sur son Canon. Mon sang n'a fait qu'un tour, je suis allé le voir et lui ai expliqué la situation.

Il m'a immédiatement prêté son objectif, visiblement heureux de me faire plaisir.

Le résultat fut plus proche de ce que je désirais !

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