Journal d'un roadtrip de 10 jours en Ouzbekistan

Vendredi 20 août 2010

DÉPART DE KHIVA. SABIR ARKANCHI HOTEL.

KHORAZM WILOYAT

Voici le hall de notre hôtel. Un copieux petit déjeuner avalé, nous prenons nos sacs, achetons de nombreuses bouteilles d'eau, et c'est parti pour une journée à travers le désert...

FROM KHIVA TO BUKHARA.

500 km of bumpy desert road.

8 hours trip.

Température : 48°C / 118°F.

NO AIR CONDITIONING TO SAVE PRECIOUS GAS.

Nous quittons les faubourgs de la ville et nous retrouvons rapidement bordés par d'immenses champs de coton. Soukhrob stoppe la voiture pour nous faire une démonstration : il suffit de faire rouler une boule de coton entre le pouce et l'index pour qu'un fil se forme, magique !

Nous ne le voyons pas sur cette image mais nous sommes dans un nuage très dense de libellules, je ne sais par quoi elles sont attirées mais c'est assez... désagréable pour ne pas dire effrayant.

La circulation est assez chaotique : nous croisons des poids lourds, bus, piétons, vélos, motos, charrettes tirées par des ânes, tout ça sur la même route, plus ou moins à contre-sens, il faut vraiment être sur ses gardes pour éviter l'accident.

La pénurie d'essence est telle que des files d'attente interminables de voitures attendent devant les stations. Certaines sont là depuis des jours, des semaines, les propriétaires les ont carrément bâchées en attendant le ravitaillement !!

Les chargements sur les voitures sont irréels. Evidemment, avec la chaleur, les moteurs sont mis à rude épreuve...

Nous croisons très souvent des monuments d'inspiration soviétique, mais qui représentent des symboles du pays, je décide d'en capturer un maximum pour faire une petite collection. Ici, l'oiseau emblème de l'Ouzbékistan.

En voici un autre ci-dessus en forme de soleil.

Nous longeons la voie ferrée que nous croisons souvent, nous empruntons le même pont que le train ! Tout le long du périple nous longeons le célèbre fleuve AMU DARYA, si essentiel dans cette région désertique.

Les conditions du voyage ne sont pas faciles : nous ne mettons pas la climatisation pour économiser l'essence, il fait une chaleur torride, et la route goudronnée est très mauvaise, il faut zigzaguer sans cesse de gauche à droite pour éviter les trous, et prendre le risque de crever ou pire, de casser la suspension.

Nombreux sont ceux qui tombent en panne et attendent au bord de la route. Nous prions intérieurement pour ne pas vivre cette expérience !

Mais il est déjà midi, grand temps de faire une pause dans ce restaurant au milieu du désert. Ci-dessus : les toilettes (sympa, non ?). En arrière plan : l'immense AMU DARYA.

Le jeune serveur nous propose du poisson péché dans le fleuve... et vu la tête du restaurant (pas d'eau courante) on est un peu perplexe. Mais il faut bien se jeter à l'eau et manger local alors nous acceptons. Au menu donc de la carpe et du sandre frit. Ce dernier était très bon, la crainte n'était pas là, c'est plutôt au niveau intestinal que nous tentions de repousser, disons plutôt retarder les ennuis...

A côté de nous 2 camionneurs déjeunent sur ces structures semblables à des lits metaliques ou en bois au centre duquel se trouve une table basse, je ne me rappelle plus du nom, mais il y en a partout, cela fait partie intégrante du mode de vie ouzbèk.

Un gamin intrigué nous observe alors que nous reprenons la route.

Une seconde pause en milieu d'après-midi pour boire un thé. La chaleur est intense. Quelques camionneurs sont là, faisant une sieste ou se rafraîchissant.

Inutile de dire qu'ici les gens vivent dehors, l'intérieur du café est totalement vide.

Nous repartons et croisons quelques yourtes.

Le sable envahit la route à certains endroits si bien que nous sommes obligés de passer un par un pour ne pas nous enliser.

Le soleil décline, la route devient meilleure à mesure que l'on quitte le désert pour se rapprocher de Boukhara.

Voici un des ces monstres mécaniques soviétiques, des ogres de la route crachant fumée noire et crevant les tympans, très impressionnants, mieux vaut les éviter !

Un arrêt de bus ouzbèque :

Un nouveau monument pour ma collection.

BUKHARA. CENTRAL UZBEKISTAN.

BUKHARA WILOYAT

Nous voici enfin arrivés ! En prenant cette photo au téléobjectif je n'avais remarqué que le monument, pas la foule compacte à ses pieds que je découvre maintenant. J'ai du mal à comprendre ce qu'ils font en regardant l'image.

Nous rejoignons rapidement notre hôtel, le New Moon, un hôtel absolument charmant, de petites chambres très confortables autour d'une cour fleurie, nous allons y passer 3 nuits, c'est donc une très heureuse surprise.

Epuisés par le voyage nous nous couchons pour reprendre des forces.

Je vous conseille d'en faire autant. Alors... bonne nuit, à demain !

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