Journal d'un roadtrip de 23 jours en Islande

Samedi 22 août

Réveil à 7h30. Nuageux, vent et pluie. (pour changer !)

Après une bonne douche chaude, un petit-déjeuner sous un confortable abri, nous décollons à 9h00.

Notre route va nous mener à l'extrême ouest de la péninsule, qui est encore plus à l'ouest que là où nous étions 2 jours plus tôt, à Hellissandur.

Là-bas se trouvent les plus belles falaises du monde, et le plus bel endroit pour y voir des oiseaux marins : les falaises de Látrabjarg.

Non loin du camping se trouve l'embarcadère du ferry pour Stykkishólmur. Je comprend mieux la présence de l'hôtel Flókalundur.

D'ailleurs, vous vous souvenez de l'emblème de l'hôtel ?

Les 2 corbeaux sont là !

Toujours et encore des moot-moots sur la route, il faut être prudent. Ils attendent le dernier moment pour se carapater et ces 2 idiots se sont retrouvés bloqués sur le pont. Au moment où vous les voyez ils commencent déjà à amorcer un virage à droite qui va défier les lois de la physique.

Nous passons un col à cet endroit. Il fait vraiment très froid. Une descente à suivre à 8%.

10h10 : Nous atteignons une épave posée sur le sable. C'est le Gardar BA 64, bateau construit en 1912, il est posé là depuis 1981 !

Nous commençons à apercevoir d'impressionnantes falaises. Nous nous dirigeons vers la piste 612, une piste de 13 km cabossée au bord du vide.

Et là, on tombe sur un... musée ! Oui un musée de l'aviation. C'est un fermier installé là, fou d'aviation, qui a créé son petit musée du bout du monde.

On y trouve un bric-à-brac incroyable, principalement des carcasses d'avions déglinguées qui ont dû j'imagine atterrir ici en catastrophe, et n'en sont jamais repartis.

À côté, un hangar très sombre, aucune lumière. Je n'y vois quasiment rien mais il y a bien un biplan de la compagnie russe Aeroflot !! Je me met à 6400 Iso et tente de faire une photo.

Accroché à l'aile de l'avion, il y a quelques explications, en Français s'il vous plait !

Au bout de la piste 612, nous voici enfin arrivés aux falaises de Látrabjarg. Il est 11h30.

FALAISES DE LÁTRABJARG.

Tout commence par ce chemin pavé qui vous mène au sommet des falaises.

Il est possible de longer ces falaises à pied sur 18 km ! Mon rêve serait de revenir début juillet, en pleine période de nidification des oiseaux marins.

Il pleut des cordes, et nous cherchons désespérément à voir un puffin, un macareux moine. Mais nous sommes fin août, ils sont partis depuis longtemps. Finalement notre patience sera récompensée. Les photos sont très moches certes, mais on était si content de voir ce petit gars. Je vous le montre quand même !

Ce bâtiment est le plus à l'ouest du continent Européen.

Nous reprenons la piste, et repassons devant la magnifique plage de sable blond de Rauðisandur.

Nous repassons devant l'épave puis prenons vers le nord.

Nous faisons un pause plein d'essence / hamburger dans la ville de Patreksfjörður. La jeune fille qui tient toute seule la station et le snack semble avoir 14 ans.

La piste devient rouge. Les paysages nous laissent sans voix.

Certains cairns ressemblent à des pictogrammes japonais.

La piste rouge nous emmène vers une chute extraordinaire, dont nous n'avions même pas idée : Dynjandifoss.

Dynjandifoss (son autre nom est Fjallfoss) c'est la chute "exponentielle", "waterfall galore", "waterfull !". Son nom veut dire "Chute étourdissante". Et elle le porte bien : elle réunit pas moins de 7 chutes qui se succèdent sur 30 m de large et 100 m de haut ! Elle a donné son nom au fjord qui lui fait face : Dynjandisvogur.

J'explique à un couple d'allemands curieux de mon matériel que je fais des pauses longues, et que celles-ci peuvent prendre plusieurs minutes. Le type me dit en riant : "Tu vas devoir rester une semaine entière ici pour faire toutes tes photos !".

... et récupère Emilie qui a trouvé un coin à Blueberries en contrebas.

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En s'éloignant on voit bien la succession de cascades et la taille phénoménale de la chute.

En s'éloignant encore...

Et encore...

Il est 19h30, le soleil se couche déjà. Nous décidons d'atteindre Ísafjörður, la ville la plus au nord du pays pour y dormir.

Voici enfin le moot-moot rouquemoute que nous cherchions !

Alors que nous faisons route vars Ísafjörður, espérant y arriver avant la nuit, nous croisons ce panneau Sandafell à la base d'une piste extrêmement abrupte qui semble grimper tout droit en haut d'une montagne. On ne peut résister à l'envie d'aller y jeter un oeil...

La piste est vraiment très très pentue, on en vient même à se demander si elle est bien praticable. Nous arrivons finalement en haut, mais nous ne sommes pas au bout de nos peines : Une antenne barre le passage et il faut laisser la voiture pour finir par 15 minutes de marche pour atteindre la vue sur le fjord.

En contrebas se trouve la ville de Þingeyri.

Au bout nous trouvons l'indispensable cairn.

+ Note pour les lecteurs du eROADBOOK, jetez-ici un oeil à la ULTRAPANORAMIC PHOTO N° 20 / 20 +

Et une vue magique sur le fjord Dýrafjörður.

Il est 21h00 ! Il est grand temps de retrouver la voiture... Vous voyez l'antenne tout au fond sur la photo ? Elle est là-bas !!

Nous dévalons la piste infernale et retrouvons avec plaisir le niveau de l'océan, sur lequel le soleil a décidé de nous offrir ses derniers rayons.

Nous croisons ce refuge en bord de route.

C'est bien ce que l'on craignait : il y a un tunnel pour rejoindre Ísafjörður, et pas n'importe lequel : celui-ci fait 6 km et contient même une bifurcation en Y !

Nous arrivons à Ísafjörður très tard, à 22h00 ! Nous choisissons un camping à l'entrée de la ville. Il fait très froid, nuit noire, nous mangeons nos sandwichs à la lumière de nos frontales, avec nos gants.

Nous sommes à 50 km du cercle polaire.

On s'endort épuisés à minuit.

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